Colloque Web 2.0

Le premier colloque International | L’accès à L’information à l’ère du Web 2.0

L’université d’Oran Essenia, Faculté des Sciences Humaines et  Civilisation Islamique, par le biais de son Département de Bibliothéconomie et Sciences documentaires organisent en partenariat avec le Ministère des Postes et technologies de de l’information, le premier colloque International :

L’accès à L’information à l’ère du Web  2.0 : Nouvelles approches, Nouveaux paradigmes », les 25 et 26 avril 2012, à Oran-Algérie.

 

Cadre Général

La société de l’information reflète l’état de société qui produit et consomme l’information en masse, et y accède facilement. A cet effet,  le Web 2.0 qui est aisément reconnus  par ses plateformes de   blogs, wikis, facebook, Twitter, Linkedin, youtube…, et considéré comme une innovation vers l’interactivité entre les utilisateurs,  devient de plus en plus, une source incontournable de production, de diffusion et d’accès à cette information, révolutionnant ainsi nos pratiques professionnelles, associatives et personnelles.

 

Le Web 2.0 participe au rétrécissement de la planète et conduit des populations aux héritages parfois différents à communiquer et à travailler ensemble en réseaux. Les sites de réseaux sociaux ne sont plus utilisés que par la génération y (génération ayant grandi dans un monde où l'ordinateur personnel et l'Internet sont devenus de plus en plus accessibles); ils touchent maintenant tout le monde, consommateurs et entreprises (Rutledge, 2008[1]; Kaplan et Haenlein, 2010[2]).

Le Web 2,0 et les réseaux sociaux sont également, au cœur d’une révolution de l’enseignement et de l’apprentissage. Plus que jamais, les étudiants ont accès à des environnements collaboratifs qui favorisent le partage et la co-construction des connaissances (Elgg, Ning, Wikis, etc.). Plus flexibles, les outils technologiques du Web 2,0 offrent aux apprenants un plus grand contrôle et favorisent l’émergence d’espaces d’apprentissage personnels. Les sites comme Wikipédia, Del.icio.us, YouTube et iTune U contiennent de plus en plus de contenus et d’approches susceptibles d’enrichir l’expérience d’apprentissage.

Le web 2.0 est une pratique que soutiennent des technologies, par sa nature cependant elle se prête mieux à certaines démarches pédagogiques. Parmi le foisonnement d’applications dites web 2.0, certains outils se dégagent en présentant des atouts manifestes pour l’éducation et le e-Learning : par exemple cette carte heuristique mindmap.Comme dans le cas des TICE c’est l’intention pédagogique qui est essentielle. Le moment est peut-être venu d’utiliser le web 2.0 pour un enseignement centré sur l’apprenant. La pédagogie active suppose de rendre l’élève acteur de son apprentissage. Les nouvelles technologies permettent d’augmenter l’efficacité de cette approche. Malheureusement, très souvent ces mêmes technologies esseulent l’apprenant derrière un écran. Le coté participatif de l’apprentissage actif est brimé par la technologie. De nombreuses solutions existent pour contourner ces problèmes, et mobiliser activement les étudiants autour d’un apprentissage collaboratif.

Si l’être humain apparait comme un pivot central dans toutes ces mutations dans lesquelles il réagit et s’adapte afin de mieux maitriser le changement ; les institutions elles aussi se transforment par et pour le Web 2.0. En effet, la création de contenu, l’organisation en réseau et le renforcement de la visibilité sur le Web 2.0, demeurent un  enjeu majeur pour tisser des liens de coopération et d’échanges internationaux et mettre en place des projets en commun dans le but  d’améliorer les connaissances, les qualifications et les compétences, à des fins personnels, civiques, sociales et/ou liées à l’emploi.

 

Par ailleurs, la fracture numérique et cognitive entre les pays du Nord et ceux du Sud largement évoquée lors des sommets mondiaux sur la société de l'information (SMSI) organisés à Genève (2003), et à Tunis (2005) reste toujours d’actualité. Il est même possible de l’apercevoir non seulement entre les différents pôles géographiques (Nord/Sud), mais dans les  pays du sud eux même, voir au sein d’un même pays. Un optimisme mesuré, nous laisse penser que mieux exploiter le Web 2.0 pourra participer à rétrécir l’écart creusé grâce aux nouveaux modes d’organisation, d’interaction, de coordination, de coproduction, ainsi qu’aux nouvelles valeurs d’échanges et de partage.

 

Les impacts, les enjeux et les défis du web  2.0 dans les différents usages et les diverses pratiques constituent  une problématique de taille. Comment pousser l’acteur humain à mieux maîtriser les compétences informationnelles et se servir au mieux des fonctions et services du Web 2.0, en vue d’améliorer son niveau éducatif, social et/ou économique et de s’intégrer  activement dans la société de l’information est également un aspect qui suscite beaucoup d’interrogations.

Le web 2.0 bouleverse enfin le métier des documentalistes. Les internautes deviennent « consommacteurs » : ils produisent, publient, diffusent, indexent, partagent, critiquent du contenu sur le Web » (Fayon, 2008 : 30)[3]. Le positionnement du professionnel  de l’information et de la documentation dans ce nouvel espace mouvant du Web 2.0 reste dans  ce cas,  à reconfigurer.

Ceci  emmène  à envisager des propositions de communications qui s’inscrivent dans un cadre aussi bien théorique que pratique, s’articulant autour du thème fédérateur du Web 2.0 en abordant l’un des axes, objet du colloque

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[1] Rutledge, Patrice-Anne (2008). Profiting from social networking, Upper Saddle River, FT Press, 207 p.

[2] Kaplan, A. et M. Haenlein (2010).     "Users of the world, unite! The challenges and opportunities of Social Media", Business Horizons, vol. 53-68, n° 1, p. 59.

[3] Fayon, David (2008). -'acteur, Paris, Economica, 191 p.